Les banques traditionnelles face aux néo-banques

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Conçues pour un usage sur smartphone, les offres des néo-banques N26, C-Zam ou Orange Bank sont moins chères mais restent limitées.

Tout juste un an après son lancement en France en janvier 2017, la banque allemande N26 revendique 200 000 clients dans l’Hexagone, sur un total de 500 000 en Europe. Beau succès également pour la britannique Revolut, qui affiche 150 000 clients en France, et 1 million d’utilisateurs en Europe. Quant à Compte Nickel, distribué par les buralistes depuis 2014, il totalise déjà plus de 805 000 clients. On ajoute à ce décompte les offres proposées par Morning, Anytime ou N26.

Bien installées dans le paysage français, ces offres sont cependant encore loin des 27 millions de clients des Caisse d’épargne. Mais désormais plus personnes ne peut les ignorer.

Les origines de ces nouveaux acteurs sont diversifiées. Certains sont les purs produits de grands groupes bancaires ou non: Orange Bank, C-Zam. D’autres sont nés après une longue gestation dans l’esprit de start-up comme le français Compte Nickel ou l’allemande N26. Aujourd’hui, leur histoire ne laisse plus les acteurs traditionnels indifférents. Le rachat du Compte Nickel par BNP Paribas en est la preuve.

Des offres accessibles à tous  et sans conditions :

Contrairement aux banques « classiques », les néo-banques ne fixent aucunes conditions de revenus pour souscrire à leurs offres. En contrepartie, les cartes délivrées par ces nouveaux acteurs sont à autorisation systématique et ne donnent pas droit au moindre découvert.

Coté tarifs, plusieurs écoles s’affrontent. N26 et Orange Bank délivrent la carte gratuitement à condition d’effectuer un certain nombre d’opération par mois ou trimestre. Compte Nickel ou C-Zam facturent la carte annuellement.

Ces offres ont poussé le marché à réagir. Boursorama Banque a repositionné en septembre 2017 son offre de carte bancaire à autorisation systématique sans condition de revenu ou de dépôt. Baptisée « Welcome », elle est gratuite, àcondition que le client réalise au minimum un paiement par mois. Une offre comparable à celle des néo-banques. Le Crédit agricole a lancé EKO en décembre 2017 : il s’agit d’un compte, d’une carte à autorisation systématique et d’une application proposée pour 2 euros par mois, là encore sans conditions de revenu.

Les derniers jokers des banques traditionnelles :

Mais les réseaux ont encore un atout de taille face aux néo-banques : la largeur de leur offre. Placement, crédit, assurance : ces produits sont quasiment absents du catalogue des banques de nouvelle génération. Les néo-banques ne proposent pas de chéquier ou de découvert autorisé. Ce sont des éléments importants pour devenir la banque principale des clients, de même que le crédit immobilier.

source : Le monde