la carte "credit" nickel

Compte Nickel , l’arrivée du sans contact et le passage des cartes en crédit

Compte Nickel est la seule néo-banque française à proposer encore des cartes non équipées du sans contact. Dès la rentrée de septembre, cela sera de l’histoire ancienne. Compte Nickel renouvelle la totalité des cartes clients gratuitement et met à leur disposition une carte équipée du sans contact.

Une majorité des usagers Nickel attendait cette fonctionnalité, aujourd’hui rentrée dans les usages, avec impatience depuis plusieurs mois. Sa sortie avait été maintes fois repoussée. En renouvelant son parc de cartes, Nickel répond ainsi à ses clients. Mais aussi à une obligation Mastercard qui oblige l’ensemble de ses partenaires à délivrer des cartes NFC.

Un renouvellement prévu pour la rentrée de Septembre

Renouveler un parc de 1,2 millions de cartes ne se fait pas d’un simple coup de baguette magique. Nickel s’est donc entouré de nouveaux partenaires comme IDEMIA pour la fourniture des cartes. Nickel a également lancé une vaste campagne de vérification des coordonnées de ses clients. Ce changement de carte pourrait passer inaperçu s’il n’avait pour objectif que de fournir le sans contact aux clients. Mais c’est aussi l’occasion pour Nickel d’augmenter le taux d’acceptabilité de ses cartes offrant plus de souplesse à ses clients.

L’acceptabilité de la carte Nickel et des cartes de débit

Dans un article récent, nous vous expliquions la problématique qui pouvaient se présenter lorsque vous tentez de louer un véhicule avec votre carte bancaire. Nous vous recommandions d’utiliser de préférence une carte siglée « CREDIT ». La location d’un véhicule ou d’un bien peut s’avérer difficile voire impossible avec une simple carte de débit. Conscient de cette difficulté, Nickel élève le niveau de ses cartes dès la rentrée et les fait passer de « DEBIT » à « CREDIT ». Le taux d’acceptabilité devrait ainsi s’améliorer dans certaines situations.

Du crédit mais c’est risqué non ?

Avant tout, rassurons les clients Nickel ! L’ADN même du produit ne change pas. Depuis sa création par Ryad Boulanouar et indépendamment du rachat par BNP, le leitmotiv n’a pas changé : Payer et être payé. Il n’est donc pas question de proposer des solutions à risques pour la clientèle.

Chez Nickel, comme dans d’autres néo-banques, le découvert n’est pas autorisé. Tout d’abord pour des questions d’ordre philosophique chères aux membres fondateurs mais également pour des questions réglementaires. Nickel est un établissement de paiement et pas un établissement de crédit comme une banque traditionnelle. Pour réduire au maximum le risque de compte débiteur, Nickel s’appuie sur les technologies du temps réel que nous avons déjà évoqué dans un article que nous vous invitons à relire. Le fait de passer de « DEBIT » à « CREDIT » ne changera rien dans 99,9% des cas d’usages. Chaque transaction sera soumise à autorisation comme c’est le cas actuellement. Si le solde du compte est insuffisant alors la transaction sera refusée.

Les paiements déconnectés et la solution Nickel

La problématique des cartes à autorisation systématique réside dans l’obligation d’effectuer les transactions à travers d’un terminal de paiement connecté. Malheureusement, certains péages autoroutiers ou certains parking ne le sont pas. C’est également la cas de nombreux autres équipements comme les distributeurs automatiques (alimentation, presse, première nécessité,...). Même si leur nombre a tendance à diminuer, il n’est pas rare de voir une transaction refusée avec une carte à autorisation systématique pour un simple problème de connexion.

Des solutions existent dans les banques traditionnelles ou chez d’autres acteurs : tolérance au offline ou offline prépayé à la sauce girogo (Geld Karte) chez nos voisins d’outre Rhin.

Les solutions existantes dans les banques traditionnelles exposent le client à un risque de découvert. En cas de paiement offline, celui-ci sera débité du compte client dès sa compensation et ce quelque soit son solde, la banque ayant autorisée la transaction. Cela implique donc un risque pour le client mais surtout un risque pour la banque.

Le débit différé au secours des clients Nickel

Afin d’agrémenter l’expérience client, Nickel devait donc proposer une solution à ses usagers pour ces cas particuliers que sont les péages ou les parking. Dans le même temps, Nickel devait réduire au minimum les risques de découvert pour éviter de mettre en difficulté une partie de sa clientèle. Nickel a donc retenu la solution du débit différé uniquement pour les transactions offline et en y mettant bien sur des limites en termes de montant mensuel.

Comment ça va fonctionner exactement ?

Nickel a commencé par fixer un montant mensuel cumulé de transactions offlines. A chaque transaction offline, le montant de l’opération sera enregistré dans la puce de la carte. Arrivé au cumul autorisé, il ne sera plus possible d’effectuer de transactions en mode déconnecté jusqu’au mois suivant.

Lorsque l’opération offline se présentera en compensation chez le client ( En paiement réel pour faire simple ), Nickel réglera la transaction mais ne la déduira pas du solde client. La transaction sera visible dans l’espace client de manière distinctive.

Comme dans le cas d’une carte avec un débit différé, Nickel prélèvera le montant cumulé des transactions offline à date fixe. Par exemple, le 3 octobre, Nickel prélèvera sur le compte client le montant des transactions offline effectuées entre le 3 septembre et le 2 octobre. Ce fonctionnement en débit différé devant permettre au client d’approvisionner son compte en temps et en heure pour faire face à cette échéance. Nickel pourra bien sur désactiver cette facilité de paiement chez les clients qui ne respecteraient pas les règles du jeu.

Conclusion

On pouvait penser le Compte Nickel un peu en retrait par rapport aux nouveaux acteurs. En étant la première neo-banque française à proposer une carte estampillée « CREDIT », Nickel se rappelle aux bons souvenirs de ses clients mais également de ses détracteurs. C’est aussi un moyen pour Nickel d’augmenter ses revenus en bénéficiant d’un taux de commission de 0,3% au lieu de 0,2% sur chaque transaction.

Alors oui le montant cumulé mensuel de transactions offline autorisé est faible voire trop faible : 20€. Mais il a le mérite d’exister en tenant compte des attentes clients mais également du profil client. Rien n’indique par ailleurs que ce montant n’augmentera pas à l’avenir quand Nickel aura un peu de recul sur l’utilisation de la fonctionnalité.

Le passage en « CREDIT » devrait également faciliter l’acceptabilité de la carte.

Toutes les cartes seront estampillées « CREDIT » que ce soient les cartes classiques ou les cartes « CHROME » et cela sans aucun surcoût pour les clients . Mais le couple CREDIT / CHROME replace l’offre premium sur le haut du pavé.

D’autres nouveautés sont à venir chez Nickel dans les mois à venir

  • La refonte de l’interface client.
  • Le très lourd chantier sur l’acceptabilité des chèques.
  • L’ouverture à l’international.

On reparle de tout ça très vite. Pour l’instant, on garde pour nous le nom du pays où s’exportera l’offre Nickel mais si Thomas COURTOIS, le nouveau président, nous lit, nous ne sommes pas contre une petite rencontre au pays des…. et ….