Curve lance le mode « Anti-Embarras »

Non content d’être le pionnier en matière d’agrégation cartes bancaires, Curve montre également qu’il est la locomotive du secteur. La FinTech ne cesse d’innover sans jamais se reposer sur ses lauriers.

L’agrégation de cartes

L’idée de Curve en 2015, c’est de fournir une carte qui fait passerelle vers votre carte de paiement traditionnelle. Vous payez dans un commerce avec la carte Curve, et celle-ci transfère le paiement sur la carte délivrée par votre banque. Une idée à la fois originale, mais également complexe à mettre en œuvre sur le plan réglementaire. Mais il n’aura fallu que quelques mois à cette FinTech pour lancer dès début 2016 sa carte agrégatrice.

Pour simplifier, lorsque vous payez avec Curve auprès d’un commerçant, Curve reçoit la demande de paiement. A partir de là, Curve regarde quelle carte est sélectionnée dans votre application. Curve lance à son tour une demande de paiement sur la carte de votre banque. Votre banque voit l’opération comme si vous aviez payé sur un site internet avec le nom du commerçant préfixé par CRV*.

Pourquoi utiliser Curve ?

Il y a plusieurs raisons qui peuvent motiver à utiliser Curve plutôt que sa carte réelle. La première c’est déjà l’absence de frais pour les opérations en devises. En 2016, au lancement de la carte, la quasi-totalité des banques facturaient des frais lors d’un paiement en devises. C’est d’ailleurs souvent le cas encore aujourd’hui auprès des acteurs historiques. Curve fait donc le change en EUR et débite votre carte en EUR, il n’y a donc aucun frais de change.

Le schéma est identique pour les retraits, de quoi s’épargner des frais plutôt importants avec sa banque à la fin du séjour, hors zone €.

L’offre initiale a depuis évolué. Curve propose aujourd’hui des offres payantes. Un panel de services et d’assurances sont accessibles selon le type de cartes, avec des limites d’usage équitable sans frais.

Vous n’avez pas de limite haute au nombre de cartes qui peuvent s’ajouter dans votre application Curve. Les cartes Mastercard et Visa qu’elles soient de type débit, crédit commercial et même prepaid sont compatibles avec Curve. Vous regroupez toutes vos cartes en une seule via Curve.

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Les problèmes de l’agrégation de cartes

Vous mettez dans Curve une carte délivrée par la Caisse d’Épargne. Vous payez dans un magasin CARREFOUR un MacBook Air à 1129€ avec Curve. La Caisse d’Épargne va recevoir de Curve une demande de paiement avec en commerçant « CRV*CARREFOUR » pour un montant de 1129€. Pour la Caisse d’Épargne, c’est un paiement à distance que vous êtes entrain de faire.

Pour certaines banques, un tel montant est considéré à risque. Elles ont donc tendance à refuser, voir même bloquer votre carte en vous demandant de répondre par OUI ou NON via SMS, pour valider que vous êtes bien à l’origine de l’opération.

Que se soit des paiements répétés avec Curve en 24h, ou de gros montants, certains systèmes fraudes s’alertent. Le dispositif prend alors des mesures, et dans ces moments, on se retrouve vite géné devant le commerçant. Si votre banque refuse la transaction à Curve, Curve la refuse à son tour au commerçant.

Nous pouvons aussi donner l’exemple de certaines cartes à contrôle de solde qui refuseraient un paiement car vous n’avez pas les fonds suffisants. Ou tout simplement l’oubli ou l’impossibilité de changer la carte à débiter dans Curve. Toutes ces situations et d’autres peuvent conduire à un paiement refusé.

Le mode anti-embarras de Curve

L’une des situations les plus embarrassantes dans un commerce c’est d’avoir un paiement refusé en caisse. Cela déclenche naturellement un sentiment de honte et de gêne, car on suppose que le commerçant est entrain de conclure que nous n’avons pas l’argent.

Curve intègre à présent une fonctionnalité de paiement en cascade. Vous restez libre ou non de l’activer et modifier votre choix à tout moment. Concrètement, quand la carte sélectionnée dans Curve refuse la transaction, Curve en teste une seconde et une troisième. Si la seconde carte accepte la transaction, Curve ne poursuit pas jusqu’à la troisième carte.

Ce mode est très intéressant, car vous pouvez ainsi définir une ou deux cartes de secours. Ces cartes seront alors invoquées qu’en cas de problème. Un moyen de considérablement réduire l’embarras en caisse. Quand vous payez par internet, l’embarras n’existe pas trop, mais parfois vous devez recommencer votre commande ou alors celle-ci n’est plus disponible aux conditions initiales.

Curve limite à 2 cartes de secours cette fonctionnalité. Vous pouvez les modifier comme vous le souhaitez, et changer l’ordre de priorité lorsque Curve doit recourir à cette méthode. Si vous supprimez toutes les cartes de la fonctionnalité, elle est automatiquement désactivée.

L’impact de ce mode de fonctionnement

La première conséquence, c’est qu’en invoquant une carte de secours, vous vous retrouviez avec un débit sur la mauvaise carte. Vous avez ainsi un débit sur une carte n’ayant pas forcément la provision, ou alors avec des coûts de crédit supérieurs à celle que vous vouliez initialement utiliser.

Pour palier à cette situation, Curve dispose de la fonctionnalité Go Back in Time. Vous pouvez ainsi choisir le paiement, et tenter de le transférer à nouveau sur la carte désirée. Nous vous recommandons de tenter cette procédure qu’après avoir eu un échange avec l’émetteur. S’il a appliqué une protection fraude, il devra la lever avant de recourir au Go Back in Time.

Ce point n’est donc pas réellement problématique, d’autant que si le Go Back in Time est invoqué dans les minutes ou heures qui suivent, Curve ne fera pas de débit sur la carte de secours. Curve fera le débit sur la carte choisie lors du Go Back in Time.

Seconde conséquence, un paiement autorisé que vous auriez préféré voir refusé. Nous entrons dans un cas de figure très spécifique, car généralement on préfère qu’un paiement soit autorisé. Certaines personnes lient Curve à une carte virtuelle chez Revolut. Cette carte virtuelle est bloquée afin de n’autoriser aucun paiement. Ils ont ainsi l’assurance que si un abonnement se présente sur Curve l’opération est rejetée. Avec le mode « anti-embarras », Revolut refuserait la transaction, Curve prendrait alors la carte de secours prioritaire pour autoriser l’opération.

Il y a plus simple comme montage. Lorsque vous ne comptez pas payer avec Curve, ou qu’il n’y a pas de paiement itératif à venir, vous bloquez simplement la carte Curve. Ainsi, il n’y aura pas de mode « anti-embarras » et votre transaction sera rejetée. Elle apparaitra dans l’historique Curve avec la mention refusée car votre carte Curve est bloquée.

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Pourquoi limiter ce mode à 2 cartes ?

On pourrait se demander pourquoi 2 cartes de secours uniquement et pas jusqu’à 5 ou plus.

Ce choix est judicieux de la part de Curve, car si 3 cartes ne passent pas, il n’y a pas d’intérêt à continuer. D’autant que cela nécessite à chaque fois une nouvelle procédure d’autorisation, et pendant ce temps-là, le TPE du commerçant attend une réponse.

Le chainage ne rajoute pas un délai d’autorisation énorme. Comptez entre 1 à 2s maximum par carte pour le lien entre Curve et votre banque. Donc s’il faut recourir à la troisième carte pour que la transaction soit autorisée, vous ajoutez donc 4s de plus du délai initial.

Un délai qui tutoie déjà le délai d’expiration de certains TPE, délai fixé à 10s. Il est donc peu intéressant d’aller au-delà de 3 cartes, car sinon vous pourriez avoir un paiement refusé au motif que la transaction dépasse le délai prévu.

Conclusion

Curve propose une solution afin d’éviter une gêne en caisse lorsque vous utilisez l’agrégation. Cela permet ainsi accroitre l’acceptation de vos paiements, et cela de manière transparente pour vous.

Si cette fonctionnalité peut vous éviter un moment de gêne chez un commerçant, elle peut aussi avoir des effets négatifs en cas de vol ou de recopie de la carte puisqu’une personne mal-intentionnée pourrait alors débité 3 de vos cartes à hauteur des plafonds de chaque carte. Curve, dans ce cas, annule les transactions frauduleuses et vous rembourse. Ils garantissent une protection jusqu’à 100 000€ sur chaque transaction frauduleuse.

Si vous désirez limiter ce type de risque, vous pouvez soit désactiver la carte Curve quand vous ne l’utilisez pas, soit désactiver la fonctionnalité anti-embarras. Il serait toutefois pratique que Curve permette de désactiver certaines fonctions. Le blocage des retraits et paiements hors Europe seraient déjà une fonctionnalité suffisante pour réduire les risques.