FinTechs : et si leurs heures de gloire étaient derrière elles ?

Opinion

Ce n’est que depuis 2014 que les clients bancarisés découvrent le monde des FinTechs alors qu’elles existaient bien avant. Mais elles étaient surtout assimilées à une image d’échec bancaire, et donc de clients fragiles.

Depuis 2015, certaines comme Revolut ou N26 ont su créer une communauté d’inconditionnels, presque sectaires, qui, contre vents et marées, refusent de regarder les problèmes, les points faibles et croient qu’il s’agit là d’innovation.

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Les innovations marketing des FinTechs

De nombreuses personnes sont convaincues que les FinTechs ont tout inventé. Par exemple, l’actualisation du solde après une transaction. Dans la réalité, comme beaucoup l’ont désormais compris, c’est un fonctionnement nominal dans le secteur financier dès qu’on est face à un client en situation d’échec bancaire. Vulgairement désigné à tort comme « Interdit Bancaire ». Elles ont donc enjolivé les cartes punitives que les établissements réservent à des clients présentant un haut risque de défaut, et par un jeu marketing, ont vendu cette contrainte comme une innovation.

Dans les faits, cela a très bien fonctionné, car nombreux sont les clients de ces FinTechs qui ont cru que les banques étaient en retard. Forcément, la compréhension du processus de paiement étant obscure, difficile pour les clients normaux de savoir qu’actualiser le temps réel un solde était synonyme de haut risque de défaut.

Ensuite, les FinTechs se sont protégées des fraudes en proposant à leurs clients d’avoir la main sur leur carte bancaire. On passait d’une communication « utilisez votre carte en toute sérénité » vers une communication de la peur, en sensibilisant les clients aux risques de fraudes sur des méthodes de paiement comme la piste magnétique. Toutefois, nombreux sont les clients qui se sont retrouvés bloqués car ils ne savaient pas par exemple que des péages utilisaient justement cette fameuse piste magnétique pour le paiement.

Certains comme bunq ont compris que les banques avaient raison en limitant les restrictions et ont fait marche arrière afin de réduire les incidents. Pour autant, les banques savaient déjà gérer ces paramètrages, mais ne laissaient pas cela à la main du client pour ne pas le perturber. Depuis le package de la DSP2, elles doivent obligatoirement donner la main au client, donc toutes ont mis en place des fonctionnalités à minima pour bloquer les paiements à distances et autres.

A travers le monde, les banques ont toujours voulu que l’usage d’une carte soit sans question. Le porteur doit faire une transaction, il la fait sans se soucier. Elles ont toujours eu des communications sur les risques de fraudes, mais lorsque la responsabilité du porteur n’est pas prouvée, elles indemnisent et le dossier est clos.

Dans le monde de la FinTech, l’indemnisation est loin d’être aussi facile que dans les banques traditionnelles, car les FinTechs n’aiment pas supporter le montant de l’incident.

L’absence de frais à l’étranger sur les transactions

On peut s’amuser à faire un parallèle avec la voiture électrique sur ce point. De nombreux potentiels acquéreurs de véhicules électriques regardent l’autonomie et quand ils voient à peine 500km font un blocage. Pour eux, il faut que le véhicule soit capable de faire quotidiennement le trajet des vacances sans se recharger. Dans la FinTech et les paiements en devises c’est pareil… Nombreux sont ceux qui s’imaginent que sédentaire en France ils ont besoin quotidiennement de payer des grosses sommes en devises.

Dans la réalité, les paiements en devises pour 95% des clients bancaire, sont inférieurs à 20 transactions dans l’année. Et les frais dans cette situation sont quasiment nuls au vu de la gymnastique avec une FinTech.

Pour les clients fortement exposés aux transactions en devises, toutes les banques ont des programmes spécifiques à cette clientèle permettant de n’avoir aucun frais. Par exemple, les Alsaciens travailleurs frontaliers, ont depuis toujours des offres pour le rapatriement des salaires en CHF et les paiements en CHF sans frais.

Les commerciaux qui ne détiennent pas de carte pro, et sont fréquemment à l’étranger hors zone €, eux également ont des offres adaptées afin de ne pas payer le change sur les transactions.

Les FinTechs ont démocratisé le principe, mais certaines comme Revolut ont surfé sur une vague de « sans frais », alors que dans la réalité le taux de change n’est pas le meilleur, contrairement aux propos qu’ils tiennent commercialement. Et c’est d’ailleurs pire le week-end ou le taux est davantage dégradé rendant les transactions plus coûteuses que via une banque traditionnelle. Mais comme PayPal, Revolut indique 0 frais, alors personne ne fait réellement le contrôle de la véracité des dires.

Le meilleur taux de change est assuré par Visa et Mastercard, aucun taux interbancaire ou toute autre définition, ne peut se trouver meilleur que les frais d’un réseau international. C’est impossible de par la présence mondiale des 2 leaders.

Les innovations continues des FinTechs

En se mettant progressivement au niveau des capacités des banques, les FinTechs ont joué sur la communication, jusqu’à atteindre la ligne finale. On le voit d’ailleurs depuis de nombreux mois, l’innovation bancaire est au point mort chez tous les acteurs FinTechs.

On ne peut pas considérer que la mise en place d’un IBAN débutant par « FR » relève d’une prouesse technologique, les FinTechs s’y mettent car c’est un levier de recrutement clients.

Elles s’éparpillent progressivement sur l’assurance et d’autres secteurs très lucratifs. En règle générale, lorsqu’on est en bout de course dans un secteur, la solution miracle c’est de vendre de l’assurance. Peu importe le produit, le partenaire… il faut placer du contrat d’assurance car ça rapporte énormément. C’est d’ailleurs pour cela que nombreuses sont les personnes sur-assurées en France par de multiples contrats, sans même connaître toute la portée des garanties souscrites.

Dans l’automobile c’est pareil que dans la FinTech. Dans les milieux exclusifs, les options qui se démocratisent existaient déjà auprès de certains constructeurs. Les véhicules à l’instar des cartes « black » disposaient déjà des technologies qu’on démocratise à présent auprès du grand public à des tarifs plus accessibles qu’au début, ce qui l’est un peu moins maintenant, tout comme les FinTechs qui ont augmenté leurs prix.

Lorsqu’un client n’est pas la cible d’un produit, il a souvent l’impression, au moment de la démocratisation d’une technologie, que celle-ci vient d’être inventée. Et selon l’image de la marque, il y a un côté communautaire, qui expliquera que ce n’est pas pareil car la voiture là dessine les images des autres véhicules et l’autre ne le fait pas, un peu comme l’affichage ou non des transactions. Cette restitution de l’information est un choix de vouloir prouver quelque chose, ou alors ne pas l’afficher car il n’y a rien à prouver et si on veut, on peut aussi afficher l’information.

Le financement des FinTechs et les levées de fonds

La presse se fait souvent écho des communiqués envoyés par les responsables com/marketing des FinTechs. A chaque levée de fonds, on trouve des articles élogieux comme si c’était une excellente nouvelle.

Dans les faits, lorsqu’il faut injecter de l’argent dans une société, surtout de l’argent « frais », c’est que la société n’est pas capable de subvenir à ses besoins de trésorerie. La solution, soit emprunter et rembourser auprès du créancier selon les modalités convenues, soit faire une levée de fonds, ce qui est relativement proche mais plus classe.

Car oui, lorsqu’il y a des levées de fonds, les investisseurs ne mettent pas des billets sans contrepartie. Ils attendent un retour sur leur investissement, et être remboursé sur une période plus ou moins longue de leur investissement.

Les banques ne prêtent pas aux FinTechs. Dans l’idée de certains, c’est pour ne pas aider un concurrent à se développer. Dans les faits, les banques prêtent dès qu’il y a de l’argent à se faire et que le risque est acceptable.
Mais qui dit emprunt dit échéancier et donc remboursement des échéances auprès du créancier, un chose que les FinTechs ne peuvent pas supporter pour la majorité d’entre elles.

Solution restante, vendre un projet, une idée, un objectif, un but auprès d’investisseurs et espérer qu’ils avalent le discours sans trop creuser. Pour beaucoup d’investisseurs, ce n’est souvent pas leur cœur d’activité, donc ils regardent les projections, où en est la société, d’où elle vient et s’ils pensent que c’est tenable sur la durée.
Ceux qui ont déjà eu l’occasion de voir la version française de « Qui veut être mon associé » comprendront un peu comment se déroule les levées de fonds et comment les investisseurs jugent l’opportunité de mettre des billes dans un projet.

Une levée de fonds, contrairement à l’image marketing véhiculée est donc une mauvaise nouvelle pour l’entreprise et non pas une bonne nouvelle. Elle doit diluer ses parts, devra forcément rembourser d’une manière ou d’une autre les investisseurs. Parfois, les investisseurs y laisseront leurs plumes lorsque le château de carte viendra à s’effondrer.

Le cimetière des FinTechs

Nombreuses sont les FinTechs qui ont mis la clef sous la porte, ou alors se sont retrouvées dans des situations délicates avec les autorités financières sans que cela ne soit rendu public.

Les comptes ne sont pas clairement publiés. Il faut généralement croire sur parole les communiqués de presse qui annoncent une rentabilité, mais derrière il y a des levées de fonds de nouveau pour soi-disant des projets qui ne voient pas le jour, comme des expansions ailleurs sur le globe.

Les échecs des levées de fonds ne sont pas divulgués. Lorsque vous avez des géants de la FinTech qui échouent dans une levée de fonds, l’information restera confidentielle et ne fuitera pas auprès du grand public.

L’excuse du COVID est souvent utilisée pour justifier des situations comme les licenciements brutaux chez Revolut ou N26 durant cette période. On ne parle même pas de l’attitude de Nikolay Storonsky envers ses collaborateurs.

Dans la FinTech le turnover des salariés est très important, car ils craquent face aux horaires de travail demandés, face aux attentes de la direction qui sont au-delà de l’acceptable. Le secteur est rude, difficile… et les conditions de travail très critiquables. Revolut avait d’ailleurs fait un mea-culpa de l’attitude de son CEO Nikolay Storonsky, mais lors de la crise COVID les vieux démons ont refait surface et les salariés remerciés du jour au lendemain.

Du côté de N26, la direction s’est montrée défavorable à la naissance d’un syndicat devant défendre les intérêts des collaborateurs. Il aura fallu une lutte afin qu’une sorte de syndicat puisse voir le jour chez N26.

Les investisseurs ont compris que le secteur est saturé et que les perspectives de recrutement clients sont en bernes.

On se souvient des communications dans la presse de Revolut qui martelait qu’elle avait recruter ses clients sans jamais dépenser 1ct en publicité ou autre. Depuis, les choses ont changé, Revolut inonde les réseaux sociaux comme Twitter de publicité, signe des placements produits avec des créateurs de contenus sur des plateformes comme Youtube…

On constate que les investisseurs historiques dans la FinTech comme Arkea commencent également à ouvrir les yeux sur les pertes financières que représentent les FinTechs. Le groupe cherche visiblement à revendre certaines activités FinTechs pour limiter les pertes.

Tout comme le monde des fournisseurs d’accès, la consolidation du secteur a débuté. Face aux FinTechs les groupes financiers historiques sont en force, et donnent des sueurs froides à ces nouveaux acteurs.

Les banques ont signé la fin de la récréation

Souvent on entend que les banques n’aiment pas les FinTechs, que nouveaux acteurs du monde financier dérangent les historiques qualifiés de dinosaures. Déjà, il faut savoir que les FinTechs ont depuis longtemps tissé des accords avec des banques historiques pour gérer une partie de leurs flux car elles ne savent pas faire.

L’acceptation des paiements, est la principale sous-traitance, car les acteurs n’arrivent pas à avoir une infrastructure stable et fiable contrairement aux banques historiques. Revolut s’est essayé à proposer son propre service, mais elle continue très largement à sous-traiter les flux à GPS malgré les instabilités de ce dernier. bunq c’est pareil, ils ont finalement mis en sous-traitance l’acceptation auprès de Stripe.

Les banques ne voient pas les FinTechs comme des ennemis, au contraire. Dans le secteur financier, il est préférable que les clients classifiés « défaut bâlois » soient hors du portefeuille de la banque, car ils coûtent trop cher. La banque préfère que ce profil client aille dans une FinTech comme Revolut car il est non rentable.
Quand un tel profil menace de quitter la banque pour aller chez N26, Revolut ou autre… les conseillers sont plus à espérer qu’il mette ses menaces à exécution et qu’il parte. Mais souvent après quelques semaines chez N26 ou Revolut, le client remet ses flux dans sa banque historique en faisant croire qu’il fait une fleur à son conseiller.

Que ce soit Boursorama (Société Générale), Fortuneo (Crédit Mutuel Arkea)… les deux banques en lignes ont fait trembler le monde de la FinTech.

Boursorama Banque a d’ailleurs généré à elle seule de nombreuses pertes dans les rangs des FinTechs en récupérant des clients. L’établissement a proposé rapidement aucun frais en devises avec Ultim,une carte premium totalement gratuite alors que les FinTechs facturaient ce type de carte. Boursorama est axée sur le « Do It Yourself », en clair, faites le vous-même. Tout est donc totalement automatisé et dès que vous rentrez dans un critère vous pouvez avoir le service, que ce soit plafond, découvert… tout est automatique. On retrouve une offre sensiblement identique chez Fortuneo avec son offre Fosfo.

Plus de flexibilité, plus de services, moins de coût pour le client et surtout une banque normale, avec ses nombreux atouts Boursorama a non seulement signé la fin de la récréation dans les FinTechs mais a également secoué le monde des banques en ligne. ING a d’ailleurs pris de pleine face cette reprise en main par Boursorama du secteur et n’a eu d’autre choix que se résigner à cesser ses activités pour arrêter l’hémorragie financière.

Les établissements comme Boursorama ou Fortuneo convertissent l’acquisition en relation durable. Les deux acteurs lorsqu’ils captent un client, parviennent très majoritairement à lui faire domicilier ses revenus et opérations dans l’établissement. De quoi ensuite lui proposer des produits d’épargne, bourse et autres placements. Boursorama s’est d’ailleurs affirmée ouverte aux cryptos et n’oppose pas de restriction pour les flux vers les plateformes réglementées.

L’usage actuel des FinTechs par la majorité des détenteurs de comptes

La majorité des comptes dans les FinTechs sont des comptes inactifs. On considère inactif un compte effectuant moins de 10 flux débiteurs dans le mois civil. Ces comptes sont un coût, mais si la FinTech mettait un terme à cette relation inactive, elle perdrait un gros volume de clients.

Sur les dernières constatations, les clients qui utilisent des FinTechs en compte principal ont plutôt un profil « en marge de la société ». Il n’y a pas de volonté à aspirer à la propriété, les revenus sont plutôt modestes / salaire minimum. Les FinTechs rêvent d’avoir majoritairement du CSP+ en relation principale, mais elles restent lucides, elles sont incapables de pouvoir répondre à des besoins, comme l’accès à la propriété.

D’autres profils sont là car ils sont en opposition avec le système bancaire. Soient car ils sont en situation de fichage et ne veulent pas bénéficier du droit au compte, soit car ils sont agacés par les banques pour diverses raisons, ou encore des personnes qui pensent que leur impact écologique sera moindre dans ce type d’acteurs.

Les FinTechs peinent dans la réalité à gagner la relation principale de clients avec un potentiel. Elles sont plutôt utilisées en appoint, exemple pour des transactions ponctuelles, séparer un budget ou être un compte de recyclage sur lequel on domicilie des opérations qu’on ne veut pas voir renouvelées.

Le phénomène FinTech s’est également calmé par le comportement de tous les acteurs qui se sont mis à bloquer « sauvagement » des comptes bancaires en prenant en otage les fonds présents. Bien entendu, il fût expliqué que c’est pour des raisons légales, et autres motifs mais cette attitude de cowboys n’existant pas dans les banques, la méfiance a grandie à l’égard de ces établissements.

La survie et la reconversion des FinTechs

Le premier levier pour rentrer de l’argent dans les caisses c’est la méthode du « upselling ». Elle consiste à vendre à un client quelque chose dont il n’a pas besoin mais qu’on lui fait croire que c’est dans son intérêt.

Dans le cas des FinTechs, c’est de la carte de diverses couleurs avec une prédominance à s’approcher du noir et du doré pour s’assimiler aux cartes classiques haut de gamme et très haut de gamme. Revolut est d’ailleurs allé jusqu’à proposer d’acquérir une carte en métal plaqué or ! Cela n’apporte strictement rien, mais ça rentre de l’argent.

Les autres acteurs ne sont pas en reste, face à ce potentiel de clients disposés à payer très cher un morceau de métal, ils se sont mis sur le créneau. Même Boursorama s’y est mis à un tarif moindre que les FinTechs, mais ils n’avaient pas trop de profils clients disposés à payer pour un bout de métal qui n’apporte rien de plus.

L’autre axe, proposer de souscrire à des assurances. Que ce soit pour du mobile, de l’habitation, de l’auto, des équipements nomades, des animaux… peu importe mais de l’assurance. Ce secteur est prospère et de nombreux nouveaux acteurs s’y engouffrent en promettant de faire mieux que les historiques.
Quand on prend le temps de regarder les contrats, les exclusions sont beaucoup plus nombreuses que les leaders du secteur. Alors oui c’est souvent affiché à des tarifs moindres, mais les garanties sont également revues à la baisse.

Certaines FinTechs ont tenté le B2B, en voulant vendre leurs compétences à des acteurs historiques. Lorsque ces derniers ont vu la réalité de l’infrastructure, surtout du Mambu, SAB… l’engouement s’est évaporé.

Les technologies innovantes de lutte contre les fraudes ? Là encore quand les acteurs ont compris que c’est juste un traitement Mastercard ou Visa qui est appliqué sans autres formes d’intelligence, la discussion était pliée.
Beaucoup de FinTechs parlent de « Big Data », « Machin Learning », « Artificial Intelligence »… pour des actions qui se résument en réalité à des boucles conditionnelles.

La technologie des FinTechs n’intéresse pas les banques, et ne seront pas rachetées par les banques pour cette raison. Linxo s’est essayé de racheter Sharepay pour la technologie, visiblement ils avaient imaginé ou vu autre chose que la réalité. Une fois racheté, le projet a été clôturé et n’aura plus de suite…

La suite pour les FinTechs

Le nouveau levier c’est l’écologie. Il faut dire que c’est une tendance de fond en ce moment d’être sur une prise de conscience par rapport aux évènements climatiques.

Des acteurs se sont donc engouffrés dans cette tendance écologique et ne mâchent pas leurs mots envers les groupes historiques. Ils se gardent cependant de dire que les fonds déposés chez eux subissent la même finalité car le modèle de stabilité bancaire impose des règles et des contraintes.

Donc peu importe l’établissement et son partenaire, il n’y aura aucune structure vous permettant de garantir qu’aucun centime ne va vers le financement de sociétés qui seraient en contre sens du climat.

Mais on voit que le discours marketing fonctionne, car le système bancaire manque de transparence, et donc il est plus simple de croire en un propos greenwashing que de chercher à vérifier le fonctionnement du système monétaire.

Globalement la finalité pour les FinTechs sera l’acquisition par un autre établissement, une sorte de fusion avec plus ou moins d’indépendance dans les décisions. Nickel est d’ailleurs l’un des premiers acteurs à être passé sous le giron d’un établissement historique de quoi pérenniser son avenir et garantir sa survie via BNPP.

Que ce soit Revolut ou N26, arrivera un moment où ils devront étudier sérieusement de se faire reprendre pour un montant bien moindre que la valorisation à laquelle elles s’auto estiment. Globalement pour les FinTechs ayant bénéficié de levées de fonds, la question se posera pour les investisseurs de faire vendre la structure afin de sortir en perdant le moins d’argent possible dans l’opération. Pour l’heure, certains préfèrent se dire que tant qu’elle n’est pas vendue l’argent n’est pas perdu. D’autres sont déjà sortis en revendant leurs parts au cours d’une autre levée de fonds.

Conclusion

L’article peut sembler anti-fintech, alors qu’aucun des membres de l’équipe n’est sur cette mentalité.

On pense que les FinTechs apportent un intérêt dans l’inclusion bancaire des plus fragiles. Il est concevable qu’une personne soit gênée de recourir à la procédure de droit au compte, et préfère ainsi aller vers une FinTech.

Les FinTechs ont d’ailleurs permis de repêcher des gens qui payaient d’énormes frais auprès d’acteurs comme PCS Mastercard, Veritas, Transcash… des cartes prépayées prenant des frais pour alimenter le compte, et parfois même en cas d’échec de paiement !

De notre côté, nous continuerons comme nous le faisons depuis des années à traiter de l’actualité FinTech, bancaire… en toute impartialité et sans nous faire sponsoriser par des acteurs.

L’actualité FinTech est très calme, plusieurs addicts de FinTechs s’impatientent d’ailleurs parce qu’aucune nouveauté n’arrive. Il faut rappeler que le but d’une carte c’est de pouvoir faire une transaction, pour l’heure il n’y a pas de grande évolution possible sur cette réalité technique. Les FinTechs peuvent enjoliver l’expérience, mais la finalité restera toujours la même.

On défendra cependant toujours le droit au compte versus un compte dans une FinTech. Le droit au compte permettra de disposer d’un compte bancaire au sein d’un établissement classique avec une offre adaptée. Le détendeur aura accès à tous les services bancaires, exemple la gestion des chèques, mais surtout, ne sera pas stigmatisé par l’IBAN qu’il utilise en devant payer un dépôt de garantie