Moneythor, la fintech qui enrichit les services de Max

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Créée en 2013 par trois Français, la fintech Moneythor propose notamment un moteur de recommandations qui analyse les transactions bancaires. Elle assure être déjà rentable.

Pour lancer sa banque mobile, Orange Bank s’est entouré d’une petite armée de fintech. Parmi elles, Moneythor, créée en 2013 par trois Français qui ont déjà un succès à leur actif.

Avec Moneythor, ils s’adressent aussi bien aux clients particuliers que professionnels des banques. Cette société de 10 salariés fournit aux institutions financières des API leur permettant d’améliorer l’expérience client sur l’ensemble de leurs canaux : sites web, application mobile, chatbot.

« Nous fournissons une couche de PFM (personal finance management, c’est-à-dire gestion des finances personnelles, ndlr) assez classique comme la catégorisation automatique ou le solde prévisionnel mais avec un moteur de recommandations qui analyse les transactions bancaires. Les données récoltées nous servent à faire de la recommandation aux clients des banques »

, explique Stéphane Nouy, directeur Europe de Moneythor.
La fintech propose une bibliothèque de 50 recommandations toutes faites, envoyées par SMS, email, chatbot et push, et une boîte à outils qui permet aux banques de créer leurs propres recommandations.

« Nous leur permettons par exemple de créer des alertes pour signaler qu’un virement n’est pas arrivé, qu’un découvert est bientôt atteint… Nous proposons également des actions qui permettent de faire de la vente croisée. Par exemple, si un client voyage souvent en avion, nous lui proposerons une assurance »

, illustre Stéphane Nouy.

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En France, la jeune société compte trois références : Harvest, éditeur de logiciels pour la gestion de patrimoine et la vente de produits financiers, Max, l’assistant personnel lancé en septembre 2017 par Crédit Mutuel Arkéa, et bien sûr Orange Bank.
Chez Max, la fonctionnalité de recommandation est déjà en marche. La fintech d’Arkéa agrège à la fois des données bancaires et non bancaires.

« J’ai récemment été dans un magasin de bricolage. Instantanément après le paiement, j’ai reçu une notification me disant que Max pouvait m’aider à trouver des bons artisans »

, raconte Didier Ardouin, directeur général de Max. L’assistant personnel utilise à la fois des recommandations toutes faites et ses propres recommandations.

« On regarde si les recommandations construites peuvent être transposées chez nous, sinon on les aménage. Par exemple, nous avons diminué la fréquence de recommandations car nos clients ne veulent pas recevoir des notifications tous les jours. Ils veulent en recevoir moins mais qu’elles soient pertinentes »

, explique Didier Ardouin. Par exemple, si un client laisse plusieurs jours de l’argent dormir sur un compte-chèques, alors le moteur de recommandations fera une proposition personnalisée d’épargne en fonction du profil du client et de sa situation.

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