N26, la carte bancaire en métal : réels avantages ou simple effet tuning ?

Lourde, bruyante et bling-bling, la France a vu arriver ses premières cartes bancaires en métal. La différence avec le plastique ? Aucune, si ce n’est une volonté d’étaler la valeur prétendue de son compte en banque.

Paradoxe de notre époque, le monde est de plus en plus connecté mais le plaisir de tenir entre ses mains un objet physique, de le sentir, est toujours bien présent. C’est de ce constat qu’est née l’idée de N26 Metal, un compte unique avec une carte premium comme nulle autre.

Ce n’est pas une blague, depuis quelque temps la banque en ligne N26 propose à ses clients une carte bancaire en métal moyennant un supplément. Son avantage? Un « poids trois fois supérieur à une carte traditionnelle » selon le site de la société. En plus d’un bruit caractéristique quand on la lance sur le comptoir, c’est bien là son seul intérêt puisqu’elle offre exactement les mêmes services. Et pourtant, comme l’ont déclaré au  « Le Parisien », les deux grands fabricants mondiaux de carte bancaire, Idemia et Gemalto, c’est un marché en pleine expansion.

« C’est un produit à forte marge, tous nos grands clients en commandent en ce moment pour leur clientèle VIP »

, a confirmé Xavier Larduinat, le patron de l’innovation dans les paiements chez Gemalto

14,90€ par mois :

Selon eux, le poids de la carte de crédit refléterait dans la tête des clients fortunés ou s’imaginant l’être la valeur de leur porte-feuille. Le bruit métallique serait aussi une caractéristique luxueuse, « comme peut l’être le bruit d’une portière pour une voiture de luxe », assure Magali Fioux d’Idemia au « Parisien ». Née au Moyen-Orient, la carte de crédit métallique se répand lentement dans les autres régions du monde. Même si personne ne sait vraiment à quoi ça sert.

Rappelons toutefois, que dans le cas de l’offre N26 Métal, il s’agit toujours d’une carte à autorisation systématique au même titre que la majorité des cartes bancaires émises par des établissements similaires…

source : metro