Qui peut se définir comme néobanque ?

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Vous utilisez fréquemment le terme « néobanque ». A quoi fait-il référence ?

Le terme « néobanque » résulte de la contraction du préfixe « néo » et du nom commun « banque ». En se référant à l’étymologie de « néo », la signification est « nouvelle », donc « nouvelle banque ».

Un usage entouré du mot« banque »

Au travers de différents articles, nous avons rappelé que l’emploi du nom commun « banque » est encadré par l’article L511-1 du Code Monétaire et Financier. Il est donc réservé aux établissements financiers ayant le statut « établissements de crédit ». Ce n’est pas une spécificité Française, mais une transposition Européenne.

Les intermédiaires, les distributeurs, les agents, les établissements de monnaie électronique, les établissements de paiement ne peuvent donc pas se définir comme « banque ». Il est impératif d’être reconnu par l’ACPR et la BCE en « établissement de crédit ».

Au travers d’échanges avec des autorités de tutelle, nous avons demandé si un acteur n’ayant pas une licence « établissement de crédit » pouvait utiliser un slogan tel que « nous sommes une néobanque » ou « la néobanque faites pour vous ». La réponse fût limpide, c’est « non ! ». Toute tentative d’assimilation au terme « néobanque » ou « banque » peut-être perçue comme une tromperie envers le consommateur.

L’usage de phrases « votre alternative bancaire » ou « l’alternative à la banque traditionnelle » sont acceptées. Il n’y a pas de tentative pour s’approprier le nom commun « banque » et de se faire désigner ainsi.

Si on résume les retours des autorités, l’usage de « nouveau service financer » est la formulation la plus correcte, mais l’emploi du terme « Fintech » est plus simple à utiliser.

Quelles sont les néobanques alors ?

On peut alors se poser les questions suivantes :  Qui peut se prétendre « néobanque » ? A qui peut-on assimiler ce nom commun ?

La réponse obtenue, est une fois encore très simple. Il est utilisable par tous les établissements de crédits ayant décroché une licence à compter du 1er janvier 2000. Même si cela fait 20 ans maintenant, ils restent considérés comme « nouvelle banque » et peuvent donc se revendiquer « néobanque ».

Dans le secteur de la Fintech, il n’y a donc que bunq et N26 qui peuvent se définir ainsi. Ce sont les seuls établissements à utiliser une licence « établissement de crédit » pour les services proposés aux résidents en France. Tous les autres doivent utiliser un discours marketing pour préciser qu’ils ne sont pas une banque.

La quasi-totalité des banques en ligne sont donc des néobanques. Citons Fortuneo et Boursorama Banque pour illustrer notre propos. Nous aurions pu ajouter Orange Bank et Ma French Bank. Il nous semble toutefois plus simple de parler de « banque en ligne » pour ces acteurs.

On réservera le terme « néobanque », aux sociétés issues de la fusion, entre la technologie et la finance, comme c’est le cas pour bunq.

Pour ceux n’ayant pas de licence « établissement de crédit », le plus simple reste de les qualifier de « Fintech », afin d’éviter de semer la confusion quant à la licence détenue par la société.